Atelier CNES

24 mai 2018

 
 

Les observations à partir du sol terrestre et les missions spatiales permettent chaque année d’affiner notre connaissance du milieu interstellaire et des comètes. Les avancées récentes liées aux observations de plus en plus précises de ces milieux ont conduit à la mise en évidence de similitudes et de différences importantes entre leurs origines, leurs compositions et leurs évolutions. La liste des espèces détectées ne cesse d’augmenter et si certains composés sont présents presque partout, d’autres, observés dans des endroits très précis, semblent indiquer une chimie plus spécifique liée à une composition chimique originale et à des paramètres physicochimiques particuliers. Ainsi sont observés dans le milieu interstellaire des molécules neutres, des anions, des cations, des radicaux, des carbènes. Chaque espèce de par sa réactivité chimique particulière conditionne la nature des produits possibles. Par ailleurs, la mission Rosetta a montré la présence dans la coma de la comète Churyumov-Gerasimenko d’une grande diversité de composés organiques issue d’une chimie riche, d’une quantité inattendue d’oxygène dont la source reste à expliquer et a permis de déterminer un rapport D/H qui interroge sur le rôle des comètes dans la formation de la Terre Primitive et en particulier dans l’apport d’eau.

Quel matériau initial est à l’origine de la formation des nuages et de ces astres qui tournent autour du Soleil ? Quelles sources énergétiques conduisent à l’évolution chimique de ces milieux ? Quelle est notre connaissance réelle de la composition des grains interstellaires et de la matière solide des comètes, préalable indispensable pour tenter d’en mieux comprendre la chimie ? Pouvons-nous  trouver des analogies entre la désorption de molécules à partir des grains et la formation de la coma ? Où, dans le milieu interstellaire, peut se produire une photochimie suffisamment forte pour produire des transformations importantes, mais suffisamment faible pour ne pas conduire à l’atomisation des systèmes ? Quelle chimie particulière peut s’effectuer dans les conditions de température et de pression de ces milieux ?

L’atelier du 24 mai 2018 « Existe-t-il un lien entre la chimie du milieu interstellaire et celle des comètes ? » tentera de répondre à certaines de ces questions en comparant la composition de ces milieux, en rappelant les méthodes d’identification des molécules et les limites associées, en montrant ce qui peut être issu d’une transformation photochimique ou d’une autre source énergétique (chocs, hydrogène radicalaire, …) et en rappelant que chimie radicalaire et chimie ionique peuvent chacune jouer un rôle dans cette évolution chimique. Observations et simulations en laboratoire de ces milieux seront présentées.

 

Nous vous proposons donc de nous réunir le 24 mai 2018 Salle de l’Espace au CNES dans le but de rappeler les points communs et les divergences observés dans les nuages interstellaires et des comètes et de tenter d’en mieux comprendre l’origine.

 

L'inscription à l'atelier est gratuite mais obligatoire, le nombre de places est limité à 100 participants.


 

Cet atelier est soutenu par le CNES et le CNRS à travers les programmes interdisciplinaire Physique et Chimie du Milieu Interstellaire et le Programme National de Planétologie.

 

Les organisateurs, Jean-Claude Guillemin, Grégoire Danger, Yann Trolez et Fabien Borget remercient Karine Robin pour la gestion, ainsi que Michel Viso et le CNES pour leur assistance logistique.

Atelier du 24 mai 2018

crédit photos: CNES

EXISTE-T-IL UN LIEN ENTRE LA CHIMIE DU MILIEU INTERSTELLAIRE ET CELLE DES COMÈTES ?

Nouveau site pour la gestion de l’atelier:


https://ateliercnes2018.sciencesconf.org