Atelier CNES

18 mai 2017

 
 

Les missions spatiales, les observations à partir de la Terre et les expériences de simulation en laboratoire apportent chaque jour de nouveaux éléments pour une compréhension plus intime de l’Univers qui nous entoure et dont nous sommes une infime partie.

Le Milieu Interstellaire, éloigné de la Terre par de multiples années lumières est un milieu riche et diversifié où s’effectuent des réactions chimiques dans les nuages plus ou moins denses et plus ou moins sombres entre les étoiles ou à leur périphérie. Chaque planète et chaque satellite de planètes du système solaire possède une taille et un éloignement du Soleil qui entraîne depuis leur formation une chimie particulière dont la diversité ne cesse de nous surprendre : des lacs de méthane et d’éthane sur Titan, des éjectas de gaz et de particules qui sortent de la croûte d’Encelade, la surface glacée et fracturée d’Europa, des glaciers d’azote solide sur Pluton…


Dans de multiples milieux des molécules organiques ont été détectées et une chimie totalement dépendante des paramètres physicochimiques de l’endroit concerné produit différents composés. Dans un environnement particulier, celui de la terre primitive, cette chimie complexe qui s’effectue sur des périodes très longues à l’échelle humaine a conduit à l’apparition de la vie.


Le 18 mai 2017 nous vous proposons de nous réunir Salle de l’Espace au CNES dans le but de mieux connaître cette matière organique et son évolution chimique, et ce à travers des études en laboratoire et surtout en se basant sur les missions spatiales présentes et à venir.


Les travaux sur les molécules polyaromatiques, composés interstellaires probables mais dont la détection est si difficile seront présentées. Les résultats de la mission Rosetta sur la comète 67P Churyumov-Gerasimenko feront l’objet des présentations et discussions de la seconde partie de la matinée. Un bilan de la Mission Cassini sur Titan et Saturne précédera la présentation de la future Mission JUICE et un état des lieux des découvertes martiennes. Les études en laboratoire sur les météorites constitueront une quatrième partie de l’approche organique par ces objets qui tombent du ciel avec de gigantesques quantités d’informations sur leur formation et leur évolution qu’il faut décrypter.

Après une table ronde sur les méthodes d’analyses embarquées, une présentation des missions futures concernant l’exobiologie sera effectuée par le CNES.


Nous souhaitons réunir ce 18 mai 2017 au CNES tous les chercheurs intéressés par cette complexité moléculaire présente au sein de l’Univers et par l'évolution chimique particulière à chacun de ces milieux. Les présentations seront données par des astrochimistes, des physicochimistes ou des chimistes avec la volonté d’être accessible à tous les chercheurs concernés par les Sciences de l’Univers afin d’assurer l’interdisciplinarité de cette journée.

Cet atelier est soutenu par le CNES et le CNRS à travers les programmes interdisciplinaire Physique et Chimie du Milieu Interstellaire et le Programme National de Planétologie.



Les organisateurs, Jean-Claude Guillemin, Grégoire Danger, Yann Trolez et Fabien Borget remercient Karine Robin pour la gestion, ainsi que Michel Viso et le CNES pour leur assistance logistique.


Atelier soutenu par le CNES, PCMI et PNP

 

Atelier du 18 mai 2017

Des molécules organiques dans l’espace: détection à partir de la Terre, détection in situ, comprendre leurs complexités.

crédit photos: CNES

Analyse d’échantillons de la matière organique extraterrestre.